<![CDATA[Ma part de Liberté]]> http://samarcande.dzblog.com Mes Infos et Vos commentaires fr Mon, 18 Jun 2007 17:42:35 GMT Mon, 18 Jun 2007 17:42:35 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Secteur de l'Eau]]> http://samarcande.dzblog.com/article-157976.html
Programme du gouvernement (Lundi 18 Juin 2007)
Secteur de l’Eau
Parachèvement des grands projets

Par : Hamid Saïdani
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Le programme du gouvernement qui n’apporte pas de nouveauté dans ce dossier veut, apparemment, concentrer ses efforts pour finaliser les projets en cours.

Le gouvernement Belkhadem, légèrement remanié à la faveur des dernières élections législatives, met une nouvelle fois le secteur de l’eau parmi les dossiers prioritaires, comme l’atteste le programme qui sera présenté à l’Assemblée nationale. Après la mise en place du schéma directeur national de l’eau, le gouvernement considère que l’Algérie s’est dotée d’un outil de planification qui dresse un bilan exhaustif des potentialités hydriques nationales et qui définit les investissements et les options de gestion à mettre en œuvre.
Dans ce cadre, le programme du gouvernement souligne que l’action de l’Exécutif s’attellera à l’achèvement des projets en cours de réalisation et au lancement de nouvelles actions, notamment dans les domaines de la mobilisation de la ressource, de l’AEP, de la qualité de l’eau, de l’hydraulique agricole et de la gouvernance de l’eau. La mission sera donc de parachever les projets déjà lancés et de consolider les différentes actions menées jusque-là dans le secteur. C’est apparemment la raison pour laquelle de nouvelles opérations n’ont pas été inscrites par le gouvernement.
Il en est ainsi pour le volet mobilisation de la ressource dont le programme en cours portera en 2009 le nombre des grandes infrastructures de stockage à 69 barrages et 26 grands transferts pour une capacité totale de 7,2 milliards de m3. Il s’agit notamment des aménagements hydrauliques majeurs, à l’image des projets structurant des complexes hydrauliques de Béni-Haroun, Mostaganem-Arzew-Oran, Koudiet Acerdoune et Taksebt. Comme annoncé depuis déjà plusieurs mois, des entités autonomes, totalement dédiées à l’exploitation et à l’entretien des systèmes en question avec des moyens matériels et humains adéquats, seront créées afin de garantir une gestion efficace et une pérennité à ces grands aménagements. À tout cela doit s’ajouter le programme de dessalement d’eau de mer qui prévoit la réalisation de 16 stations de capacités variables qui produiront, à terme, 2,26 millions de m3/jour. Cette option permettra de réorienter la ressource des barrages du nord du pays vers les zones accusant un déficit en alimentation en eau potable et de renforcer le développement de l’irrigation agricole. Dans le cadre de cette réorientation de la ressource, le ministère des Ressources en eau a lancé des actions visant l’élaboration de 32 études de faisabilité de barrages et de 27 avant-projets détaillés de barrages et de transferts, ainsi que la réalisation des transferts Sud-Nord de la nappe albienne vers les villes des Hauts-Plateaux, de la même nappe vers Tamanrasset, de la nappe de Chott El-Gharbi vers le sud des wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel-Abbès et, enfin, à partir de plusieurs barrages vers les hautes plaines sétifiennes.
Quant au volet alimentation en eau potable, le programme en cours, qui prévoit, entre autres actions, la réhabilitation des réseaux de distribution dans les villes, vise à faire passer le taux de raccordement aux réseaux AEP de 90%, aujourd’hui à 95% en 2009 et à augmenter la dotation quotidienne par habitant de 1.55l en 2005 à 1.65l en 2009. L’action du gouvernement sera également portée sur l’amélioration de l’assainissement. Il s’agit d’abord d’accroître le taux de raccordement aux réseaux et d’augmenter la quantité des eaux usées traitées par la réalisation de 28 nouvelles stations d’épuration et de mener à terme les projets de protection de plusieurs régions et villes des risques d’inondation. Par ailleurs, la gestion par le système de la délégation, lancé à Alger, sera étendue à une dizaine de villes du pays.

Hamid SaÏdani


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Mon, 18 Jun 2007 17:42:35 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-157976.html
En attendant la loi d'orientation agricole http://samarcande.dzblog.com/article-157975.html
Programme du gouvernement (Lundi 18 Juin 2007)
Agriculture
En attendant la loi d’orientation agricole

Par : Hamid Saïdani
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S’appuyant sur les résultats enregistrés par le secteur depuis la mise en place du PNDA,
 devenu par la suite PNDAR, les responsables tenteront, à travers les opérations, de mener,
de consolider et de renforcer la croissance qu’a connue ce secteur stratégique.

Le programme du gouvernement dans sa partie dédiée à l’agriculture reprend les mêmes grands axes qui ont constitué le soubassement au Plan national de développement agricole et rural. C’est dire que les opérations à mener dans ce cadre plongent toutes dans le même registre que ce qui a été fait jusque-là. Le seul point qui émerge dans la politique agricole à poursuivre par l’Exécutif concerne la loi d’orientation agricole promise par le département depuis déjà quelques années, mais qui jusqu’à présent n’a pas vu le jour. Le nouveau programme du gouvernement souligne que l’Exécutif veillera à doter l’agriculture algérienne de cette loi qui fait défaut aujourd’hui dans un contexte où le secteur connaît des bouleversements importants que ce soit pour la politique agricole elle-même ou pour ce qui est des niveaux de production. S’appuyant donc sur les résultats déjà enregistrés par le secteur depuis la mise en place du PNDA, devenu par la suite PNDAR, les responsables tenteront à travers les opérations de mener, de consolider et de renforcer la croissance qu’a connue ce secteur stratégique. Le gouvernement maintient donc le cap sur les programmes de reconversion des cultures, de reboisement, de soutien aux exploitations agricoles dans leur effort de mise à niveau, de renforcement de la mécanisation, de réhabilitation des terres par le biais de la concession, de la lutte contre la désertification, l’extension des périmètres irrigués… le secteur continuera ainsi de bénéficier du soutien de l’État pour poursuivre son développement et sa modernisation. Toutefois, une certaine attention est accordée cette fois-ci à deux branches que l’on peut considérer comme stratégiques, à savoir, la production du lait et de la pomme de terre. Le gouvernement compte, en effet, mettre en place un Office national interprofessionnel du lait, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres branches du secteur comme les céréales. Le projet vise à renforcer le programme de développement de la production laitière. Pour ce qui est de la pomme de terre, l’Exécutif envisage de fournir des efforts afin de lever les contraintes auxquelles est confrontée la filière en amont (intrants) et en aval (conditionnement, chambres froides, circuits de commercialisation).
Il en est de même pour les investissements productifs dans l’industrie agroalimentaire. Dans le nouveau programme qui sera présenté à l’Assemblée nationale, le gouvernement rappelle que la mise en œuvre du PNDAR a permis à l’agriculture de renouer avec l’investissement et d’amorcer une croissance appréciable depuis 2000 considérant les importants crédits que l’État lui a consacré (399,7 milliards de dinars de 2000 à 2006).
Par ailleurs, le département poursuivra, dans le cadre du nouveau programme, les actions de soutien au développement rural à travers notamment l’élaboration d’un code rural, et les opérations de proximité qui bénéficient d’une enveloppe financière conséquente à la faveur de la loi de finances complémentaire 2007.

H. S.


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Mon, 18 Jun 2007 17:41:05 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-157975.html
Les législatives fixées au 17 mai http://samarcande.dzblog.com/article-128955.html
Actualité (Samedi 17 Février 2007)
Elles ne seront pas jumelées avec les élections locales
Les législatives fixées au 17 mai

Par : Hamid Saïdani
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En prenant cette décision, le président de la République met ainsi fin à une vive polémique suscitée autour de la revendication du Front de libération nationale de jumeler les élections législatives et locales, et rejetée par les autres formations politiques.

Les élections législatives destinées à renouveler la composante de l’Assemblée nationale (389 sièges) auront lieu le 17 mai prochain. Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé un décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour ce scrutin. Ce décret, paru dans le Journal officiel n°11, daté du 15 février en cours, annonce également une révision “exceptionnelle” des listes électorales prévue du 19 au 28 février. C’est dire que le calendrier électoral demeure respecté puisque le mandat quinquennal des membres de l’APN prend fin en mai prochain. La course est donc ouverte pour les formations politiques et les candidats indépendants intéressés par la députation et qui ont quelques semaines pour être au rendez-vous. Il est vrai que certains partis politiques n’avaient pas attendu cette annonce officielle pour entamer le travail de préparation pour ce scrutin. Pour d’autres, la campagne avait déjà commencé, il y a plusieurs semaines, avec l’organisation de visites et des déplacements à l’intérieur du pays aux fins de s’enquérir de l’état de mobilisation de leurs bases respectives. Il faut, cependant, noter qu’en décidant de convoquer le corps électoral pour les législatives, le président de la République met fin à une vive polémique suscitée autour de la revendication du Front de libération nationale de jumeler les élections législatives et locales. Cette revendication, initiée par le parti de Belkhadem, a été, cependant, violemment rejetée par les autres formations politiques qui ont argué que cette option favoriserait la corruption autour de la confection des listes électorales.
Le chef de l’État déboute ainsi le parti de la majorité pour accéder aux vœux exprimés par les autres formations politiques, mais aussi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, qui rétorquait, récemment, que “le jumelage des élections locales avec les législatives exige plus de préparatifs de la part de l'administration, une décision politique et une prédisposition des électeurs”. “Si l'on intègre des élections législatives le même jour que les locales, et ce, après une décision politique, il faut des préparatifs et des moyens humains et matériels supplémentaires”, avait-il précisé. Et de se demander “si tous les électeurs sont en mesure de choisir entre tous les candidats en lice”. Suite à la décision du président de la République, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a annoncé une révision des listes électorales et demandé aux candidats éventuels de retirer les dossiers de candidature.
À cet effet, les citoyens et citoyennes non inscrits sur les listes électorales, âgés de 18 ans au 17 mai prochain, sont invités à solliciter leur inscription auprès de leur commune de résidence. Pour les formations politiques et les candidats indépendants, le retrait des documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature aux élections législatives peut s'effectuer auprès des services compétents des wilayas ou des représentations diplomatiques et consulaires accréditées à l'étranger, indique le communiqué du ministère de l'Intérieur.
Le dépôt s'achève 45 jours francs avant la date du scrutin, soit au plus tard le dimanche 1er avril 2007, souligne le communiqué. Ces élections législatives devraient être suivies d'élections locales en automne prochain, période qui coïncide avec l’expiration du mandat découlant du scrutin de 2002.

H. SaÏdani


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Sat, 17 Feb 2007 12:26:36 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-128955.html
Les clients en colère assiègent l'AADL http://samarcande.dzblog.com/article-128956.html
Actualité (Jeudi 15 Février 2007)
Les clients en colère assiègent l’AADL
“Livrez-nous nos logements !”

Par : Hamid Saïdani
Lu : (3711 fois)

Ils craignent surtout d’être oubliés par les autorités, notamment après la décision prise de transférer à la Cnep le fichier des 47 000 demandes de logement n’ayant pas été prises en charge par les deux programmes d'Alger.

Des centaines de demandeurs de logement de type AADL qui n’ont pas encore bénéficié d’attribution ont observé, hier-matin, un rassemblement de protestation devant le siège de l’agence à Saïd-Hamdine. Les souscripteurs, inscrits pour la plupart sur les programmes 2002 et futurs, ont agi ainsi pour protester contre la situation abracadabrante dans laquelle ils se sont retrouvés après l’abandon du plan en question au profit de la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep). Eux qui étaient enregistrés sur les fichiers de l’AADL n’arrivent pas encore à digérer le fait qu’on les ait versés à celui de la Cnep sans savoir si les engagements pris auparavant par le premier organisme seront maintenus par le nouveau parrain du programme. Ils se sont donc regroupés devant le portail de l’AADL pour crier leur colère face à un tel imbroglio et demander une entrevue avec le DG de l’agence. Encadrés par un important dispositif policier, les protestataires ont fini, après maintes tractations avec les représentants des services de sécurité, par dégager une délégation de dix personnes qui a été reçue par les responsables de l’AADL. Ils craignent surtout d’être oubliés par les autorités, notamment après la décision prise de transférer à la Cnep le fichier des 47 000 demandes de logement n'ayant pas été prises en charge par les deux programmes d'Alger. Mais ce qui a encore accentué leur inquiétude, ce sont les dernières déclarations des responsables de l’AADL qui, par la voix du directeur des études globales et de la réglementation à l'agence, M. Ahmed Benmakhlouf, ont fait observer que “l'AADL n'est pas concernée par la réalisation du programme” et que “son rôle est purement administratif et se limite au transfert du fichier des personnes remplissant les conditions d'obtention d'un logement à la Cnep, laquelle supervise la réalisation, la distribution et la réception des projets”. Son rôle, note le même responsable, se résume en “l'examen des dossiers qui lui sont soumis afin de vérifier si les personnes postulant pour un logement, selon la formule de la location-vente, ont rempli les conditions requises”. Ce qui veut dire en termes plus clairs que l’AADL ne supervisera plus de nouveaux programmes de logements.
Les protestataires n’ont pas manqué, hier, de dénoncer les nombreuses contradictions constatées dans la gestion du programme AADL, notamment dans le choix des bénéficiaires. À rappeler que la coopération entre l'AADL et la Cnep est régie par la convention signée en 2002 entre les ministères des Finances et de l'Habitat. Elle est intervenue après que la banque Cnep eut manifesté sa volonté à réaliser les logements n'ayant pas été pris en charge par l'AADL selon la même formule (location-vente), mais sous certaines conditions, notamment “l'application d'un taux d'intérêt de 1% sur le prix de référence d'un trois pièces, et de 2% pour un quatre pièces”.

H. S.


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Thu, 15 Feb 2007 12:37:26 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-128956.html
Le GSPC à bout de souffle ? http://samarcande.dzblog.com/article-121556.html
Editorial (Dimanche 28 Janvier 2007)
 
À bout de souffle ?

Par : Hamid Saïdani
Lu : (609 fois)

Traqué continuellement par les services de sécurité et à bout de force dans certains maquis, alors que ses rangs continuent de se réduire, le GSPC tente, à travers cette allégeance, de se reconstituer en cherchant aide et soutien à l’extérieur  du pays.

En renonçant à son ancienne appellation, adoptée depuis sa création en 1998, après avoir prêté allégeance à Al-Qaïda en septembre dernier, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat décide de se mettre définitivement sous la coupe de l’organisation terroriste internationale.
Après avoir fonctionné durant toutes ces années en préservant son “autonomie” par rapport aux groupes terroristes activant dans d’autres régions du monde, le mouvement terroriste dirigé par Abdelkrim Droukdel, alias Abou Mosâab Abdelwadoud, devient ainsi une branche de l’organisation de Ben Laden, à qui il promet que ses soldats sont à ses ordres pour “frapper qui il voudra et partout où il voudra”. En agissant de la sorte, le désormais ex-GSPC lève toute équivoque sur ses rapports avec l’organisation terroriste internationale et confirme, par là même, le ralliement avec armes et bagages de ses troupes sous la bannière d’Al-Qaïda. Cette dernière étale donc ses tentacules dans une région qui était pour le moment préservée de son influence.
Mais, quelles seraient les conséquences d’un tel repositionnement sur l’activité terroriste en Algérie ? C’est la question que nous sommes tentés de poser tant pour le moment, le groupe armé dirigé par Droukdel a suivi dans son action une stratégie qui a fondamentalement tranché avec les méthodes “expéditionnaires” du GIA. Est-ce à dire que le GSPC va recourir aux procédés de l’organisation terroriste internationale pour atteindre ses cibles ? Une hypothèse à ne pas écarter surtout que les “ordres” viendront de l’extérieur.
Une méthode qui pourrait provoquer des divisions au sein de la mouvance terroriste, surtout que ses rangs sont déjà fissurés après la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation, entre opposants à toute négociation et sympathisants de la reddition. Si le GSPC pouvait tirer profit de son ralliement, notamment en matière de moyens financiers et d’armes, néanmoins, cela pourrait avoir des répercussions graves sur le groupe armé qui arrive difficilement à contenir les divisions en son sein. Mais, il faut dire que le GSPC, traqué continuellement par les services de sécurité et à bout de force dans certains maquis, alors que ses rangs continuent de se réduire, tente, à travers cette allégeance, de se reconstituer en cherchant aide et soutien à l’extérieur du pays. Reste à savoir maintenant le degré de mainmise et le niveau d’influence qu’aura Al-Qaïda sur sa branche Maghreb.

H. S.


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Sun, 28 Jan 2007 12:13:20 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-121556.html
Le nouveau code du travail sera prêt avant la fin 2007 http://samarcande.dzblog.com/article-121557.html
Actualité (Samedi 27 Janvier 2007)
Tayeb Louh l’a annoncé ce jeudi
Le nouveau code du travail sera prêt avant la fin 2007

Par : Rédaction de Liberte
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Le contenu du document sera, d’après le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, soumis à “la tripartite qui devra trancher dans le cadre d'une concertation et d'une coordination entre le ministère et les partenaires socioéconomiques”.

Les dispositions de l'avant-projet du code du travail qui comporte plus de 600 articles seront promulguées dans le courant de l'année, a indiqué jeudi dernier le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, dans une déclaration à la presse en marge de sa rencontre avec les cadres de l'Agence nationale de l'emploi (Anem). Le ministre a affirmé que ces dispositions “tiennent compte du principe de l'équilibre entre les droits des travailleurs et les performances des entreprises à caractère économique sans sortir du cadre de la législation du travail en vigueur au niveau du bassin méditerranéen”.
Ce code tend également à “lutter contre le chômage et ouvrir de nouveaux postes d'emploi”, a précisé M. Louh, qui a rappelé que des techniciens spécialisés sont chargés de l'examen de chaque article contenu dans la loi en question. Le contenu sera ensuite soumis à “la tripartite qui devra trancher dans le cadre d'une concertation et d'une coordination entre le ministère et les partenaires socioéconomiques”. Le ministre a, par ailleurs, rappelé le projet de loi relatif aux réformes inhérentes à la Caisse nationale des non-salariés. Tayeb Louh a, par ailleurs, annoncé que l'Agence nationale de l'emploi (Anem) a recruté en 2006 près de 87 500 demandeurs d'emploi parmi les 635 529 demandeurs d'emploi enregistrés, ajoutant que la plupart des demandeurs d'emploi sont “des débutants âgés de moins de 30 ans dont 50% détiennent un diplôme universitaire et 76% des hommes”. Le nombre de demandes enregistrées au niveau de l'Anem durant la période allant de 2001 à 2006 est passé de 140 541 à 635 529 demandeurs d'emploi, rappelle le ministre qui a souligné que les offres d'emploi enregistrées au niveau de la même agence ont atteint en 2006 quelque 121 393 offres soumises par les employeurs essentiellement du secteur public.
M. Louh a, toutefois, estimé que ces indices “demeurent en deçà des objectifs assignés même si une amélioration du rendement de l'Anem est à souligner”. L'occasion était pour le ministre de souligner que les réformes initiées au niveau de l'agence “permettront de cerner le chômage et de mieux maîtriser le marché de l'emploi, notamment en ce qui a trait au pourcentage de recrutement, à la nomenclature des métiers et aux spécialités répondant aux besoins du marché de l'emploi”. Il a, d'autre part, précisé que les missions de l'Anem reposent sur les enquêtes effectuées annuellement par l'Office national des statistiques (ONS), ajoutant que les principales missions de l'agence consistent en la baisse du taux de chômage à moins de 10% à l'horizon 2009 conformément au pacte national économique et social.
Le ministre a, lors de la même occasion, annoncé qu'une enveloppe de près de 7 milliards de dinars a été dégagée pour le programme de mise à niveau et de réforme de l'Agence nationale de l'emploi (Anem). “Ce programme de réforme a été entamé dès le 4e trimestre 2006 et se prolongera jusqu'à la fin 2008”, a-t-il indiqué. Ce programme, a ajouté le ministre, comporte des axes fondamentaux en relation avec le recrutement, la formation, l'extension du réseau informatique de l'agence et la mise en place des moyens et équipements nécessaires. M. Louh a rappelé que l'agence a déjà introduit des réformes dans les domaines organique et législatif. Concernant le recrutement, le ministre a affirmé que le nombre d'employés de l'agence passera entre 2006 et 2008 de 805 (cadres et agents) à 3 222. Cette opération, a-t-il dit, concourra “à l'amélioration du taux d'encadrement des structures de l'agence grâce aux universitaires qui représentent actuellement 16% de l'ensemble du personnel et qui atteindront 60% fin 2008”. Pour ce qui est de l'application du volet formation du programme, M. Louh a souligné que plus de 1 000 cadres de l'agence bénéficieront de formations afin qu'ils puissent répondre avec plus d'efficacité et de professionnalisme aux nouvelles exigences du dispositif public de l'emploi et aux aspirations des citoyens.
S'agissant de l'exécution du volet relatif au renouvellement et au développement du réseau informatique de l'agence, le ministre a indiqué que cette dernière œuvrera à connecter les agences locales, régionales et de wilaya de l'emploi entre elles et avec l'Anem.

Synthèse H. S


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Sat, 27 Jan 2007 12:16:50 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-121557.html
Gigantesque découverte d'or à Tamanrasset http://samarcande.dzblog.com/article-121559.html
Actualité (Jeudi 25 Janvier 2007)
Une entreprise australo-algérienne exploitera le deuxième gisement d’afrique
Gigantesque découverte d’or à Tamanrasset

Par : Hamid Saïdani
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Selon les estimations d’un opérateur australien, le gisement d’Amesmessa pourrait  produire entre 200 000 et 300 000 onces d’or par an dans les 3 à 5 années à venir.

“Durant toute ma carrière, je n’ai jamais vu un gisement aussi prometteur que celui d’Amesmessa. C’est une chance que l’on a qu’une seule fois dans la vie.” C’est ainsi que Doug Perkins, P-DG de Gold Mines of Algeria (GMA), le consortium australien associé de Sonatrach dans l’exploration aurifère au sud du pays, a qualifié les premiers résultats des recherches effectuées par les deux entreprises dans la région d’Amesmessa, située à 460 km à l’ouest de Tamanrasset.
L’ampleur de la découverte semble avoir surpris les services chargés de l’exploration de ce périmètre, comme le démontrent les propos du patron de la compagnie.
En effet, dans un entretien accordé à l’agence Reuters, le premier responsable de GMA a estimé que les efforts d’exploration effectués au cours de ces dernières années dans ce gisement d’or ont donné des résultats “très prometteurs pour l’Algérie”.
L’opérateur australien est détenteur avec Sonatrach de la joint-venture Enor, d’une licence d’exploration et de développement du bloc en question. Doug Perkins, qui n’a pas été avare de détails sur ce projet où son entreprise détient 52% du capital, a affirmé qu’il s’agit là “probablement du plus grand gisement d’or en Afrique en dehors du Congo”. Selon les estimations de l’opérateur australien, le gisement pourrait produire entre 200 000 et 300 000 onces d’or par an dans les 3 à 5 années à venir. La production attendue du gisement est estimée à environ 8 000 onces par mois, ce qui permettra d’atteindre un total de production de 100 000 onces par an, toujours d’après les prévisions de l’associé de Sonatrach.
D’autres travaux exploratoires en cours sur les périmètres aurifères les plus prometteurs, devraient permettre de doubler ou même de tripler la production dans les quelques années à venir. Au prix actuel de l’or sur les bourses mondiales, qui cumulent autour de 600 dollars l’once, le développement d’autres gisements dans la région est nettement envisageable à court terme, estime le patron de GMA. Les premiers lingots d’or du gisement d’Amesmessa seront produits au cours du 2e trimestre de l’année en cours.
Pour rappel, en plus du gisement d’Amessmessa, GMA et Sonatrach ont acquis des licences pour l’exploration d’or sur les périmètres de Tirek et Zita, dans la même zone.  La région de l’Ahaggar recèle d’importants gisements d’or notamment, mais jusqu’ici, les travaux d’extraction ont tardé à commencer en raison des difficultés liées aux coûts induits par l’exploitation et le traitement du produit minier.
Les principaux gisements sont, bien évidemment, Amessmessa, où les réserves géologiques sont de l’ordre de 3,38 millions de tonnes avec une teneur moyenne de 18 g/t, Tirek, situé à 400 km de Tamanrasset, avec des réserves géologiques de l’ordre de 730 000 tonnes avec une teneur moyenne de 18 g/t, Tiririne, situé à 450 km à l’est de Tamanrasset qui dispose de réserves de l’ordre de 481 100 tonnes avec une teneur moyenne de 17 g/t et, enfin, In Abegui où les réserves sont évaluées à 2 807 000 tonnes avec une teneur de 3,59 g/t.  D’autres opérateurs étrangers, à limage des Chinois, s’intéressent de près à ces gisements. Certains d’entre eux ont été d’ailleurs sélectionnés pour engager les travaux d’exploration dans les périmètres choisis.
La société chinoise Travaux hydrauliques Shaolin s’est vu confier les travaux d’exploration et de mise en valeur des périmètres aurifères d’Isselfène Sud 1, Seldar et Iderksi situés dans l’Ahaggar, suite au résultat de l’appel d’offres lancé en juillet 2006. Cette dernière, qui détient une part de 53%, est associée avec Sonatrach (35%) et l’ORGM (14%).
Les estimations officielles indiquent que les réserves mises en évidence sont de l’ordre de 100 tonnes, alors que le potentiel global est évalué à plus de 200 tonnes. Selon le président-directeur général de l’Entreprise nationale de traitement et extraction de l’or (Enor), la production aurifère de l’Algérie devrait croître en 2007 pour atteindre 3,2 tonnes.
Les perspectives prometteuses du secteur aurifère algérien avaient, pour rappel, incité GMA à débourser 14 millions de dollars américains pour l’acquisition de 52% des parts de l'entreprise publique dont le reste du capital demeure en possession de la Sonatrach et l’ORGM.

Hamid Saïdani


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Thu, 25 Jan 2007 12:18:55 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-121559.html
Le Portugal se détache de l'axe Paris-Madrid http://samarcande.dzblog.com/article-121560.html
Actualité (Mercredi 24 Janvier 2007)
En se positionnant pour l’autodétermination du peuple sahraoui
Le Portugal se détache de l’axe Paris-Madrid

Par : Hamid Saïdani
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Lisbonne prend ainsi ses distances avec sa position traditionnelle dans ce conflit. Cette fois-ci, il se range clairement du côté des résolutions des Nations unies qui classent le dossier dans le registre de décolonisation.

La visite effectuée par le Premier ministre portugais, M. Jose Socrates, les 21 et 22 janvier en Algérie, a  eu pour première conséquence, sur le plan politique, le repositionnement du Portugal sur la question du Sahara occidental.
Le gouvernement de ce pays a vu, ces dernières semaines, sa perception évoluer à l’égard de ce conflit pour aboutir à une position que l’on peut qualifier de juste et équitable et qui tranche fondamentalement avec les déclarations précédentes des dirigeants portugais dans ce dossier.
En effet, dans une déclaration commune rendue publique lundi passé à l’issue de la visite de M. Socrates à Alger, l’Algérie et le Portugal se sont prononcés pour le respect de la légalité internationale et du droit à l’autodétermination au Sahara occidental.
Si, pour ce qui est de l’appréciation de la question par l’Algérie, les termes de la déclaration correspondent naturellement à sa position traditionnelle dans ce dossier brûlant, pour le Portugal, les convictions semblent avoir subi un remodelage qui ne peut qu’avoir des effets positifs sur la résolution d’un conflit qui perdure.
Il y a quelques semaines seulement, lorsque le dossier du Sahara occidental a été débattu au sein de l’Assemblée générale de l’ONU, Lisbonne, comme Paris et Madrid notamment, a préféré s’abstenir lors du vote de la résolution qui a finalement été adoptée à la majorité.
En signant la déclaration avec Alger, Lisbonne se détache nettement de l’axe Paris-Madrid qui pérennise un soutien indéfectible pour l’autre partie engagée dans le conflit, en l’occurrence le Maroc, pendant que les résolutions des Nations unies continuent de marteler qu’il s’agit bel et bien d’une question de décolonisation.
À travers la déclaration, les deux parties ont réaffirmé leur attachement à “une solution juste, définitive et mutuellement acceptable du conflit, dans le cadre de la légalité internationale et des résolutions pertinentes des Nations unies, qui consacrent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui”. Elles ont également réaffirmé leur volonté de contribuer à la réalisation de cet objectif.
Dans un toast à l’occasion du déjeuner offert lundi en l’honneur du Premier ministre portugais, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait, par ailleurs, affirmé que l’Algérie ne pouvait accepter l’amalgame entre la construction maghrébine et la question du Sahara occidental qui est une question de décolonisation à parachever. “Nous ne pouvons pas accepter quelque amalgame que ce soit entre la construction maghrébine et la question du Sahara occidental. Il s’agit là d’une question de décolonisation à parachever nécessairement au moyen du libre exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination conformément au plan Baker, ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies”, avait souligné le chef de l’État.
Faisant le parallèle entre le conflit du Timor Leste, qui a amené l’indépendance de ce territoire sous l’égide de l’Onu, et celui du Sahara occidental, Bouteflika a soutenu, dans ce contexte, que le Portugal s’était distingué par “une mobilisation remarquable” en faveur du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple du Timor Leste, ajoutant qu’“il est particulièrement bien préparé pour percevoir l’importance d’un règlement juste et définitif de la question similaire du Sahara occidental”. Le président Bouteflika a indiqué qu’il perçoit, au sujet du Maghreb, “tous les questionnements” que les amis de l’Algérie et ses partenaires européens “se posent avec une certaine préoccupation”, soulignant, à cet égard, “l’attachement indéfectible de l’Algérie à l’idéal maghrébin en tant que choix stratégique incontournable, conforme à la fois aux profondes aspirations de tous les peuples maghrébins et à leurs intérêts les mieux compris”.

H. Saïdani


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Wed, 24 Jan 2007 12:21:00 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-121560.html
Enquête sur le chantier de l'autoroute est-ouest http://samarcande.dzblog.com/article-121562.html
Dossier: Autoroute Est-Ouest (Dimanche 21 Janvier 2007)
Amar ghoul a déclaré qu’elle serait livrée dans les délais
Enquête sur le chantier de l’autoroute est-ouest

Par : Hamid Saïdani
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Il ne subsiste, apparemment, que quelques légers contentieux à résoudre pour laisser enfin la voie libre à ce futur poumon économique dans un pays où plus de 90% du volume des échanges commerciaux se font par le biais du réseau routier.

Qualifiée de mégaprojet et de plus grand chantier jamais réalisé en Algérie, l’autoroute Est-Ouest, qui va relier les deux extrémités du pays, de la frontière tunisienne à la frontière marocaine, semble plus que jamais sur la rampe de lancement, tant tous les voyants pour la poursuite des travaux sont au vert. Les deux grands géants japonais Cojaal et chinois Citic/Crcc, qui ont raflé la mise pour les trois tranches restantes du chantier, sont sur le pied de guerre, et l’insistance, d’ailleurs, des autorités quant au respect des délais de réalisation n’est pas de nature à laisser un quelconque répit aux constructeurs. Le consortium japonais avait remporté le lot pour lequel il s’était porté candidat, à savoir celui de l’Est (399 km). De son côté, le chinois Citic/Crcc, qui a présenté un dossier financier défiant toute concurrence, s’est assuré les lots centre (169 km) et ouest (359 km). Sur les 1 216 km d’autoroute prévus, 102 ont déjà été réalisés et livrés à la circulation, alors que 175 autres sont en cours d’achèvement. Les déclarations faites lors des visites d’inspection entreprises sur le terrain par le ministre en charge du dossier, celui des Travaux publics, Amar Ghoul, font ressortir un certain niveau de satisfaction quant aux préparatifs pour la poursuite des travaux, surtout que l’un des plus importants problèmes qui s’est dressé devant le projet, à savoir celui des expropriations, semble avoir été réglé dans des conditions sereines dans la plupart des wilayas traversées par l’autoroute. Il ne subsiste apparemment que quelques légers contentieux à résoudre pour laisser enfin la voie libre à ce futur poumon économique dans un pays où plus de 90% du volume des échanges commerciaux se font par le biais du réseau routier. Si l’on se fie donc aux affirmations du ministre qui était le week-end dernier à Aïn Defla, l’autoroute Est-Ouest, longue de 1 207 km, “sera achevée dans les délais prévisionnels, soit 40 mois à compter du 18 septembre 2006, et le budget qui lui est alloué (plafonné à 800 milliards de dinars) est définitif”. Le travail des commissions chargées de l’indemnisation des expropriés, un travail nécessaire avant toute action, a permis de dégager le terrain pour les entreprises de réalisation qui ont déjà commencé à prendre leurs quartiers, à Khemis El-Khechna et Hammadi pour le groupement chinois et à El-Hachichia à une vingtaine de kilomètres au sud de Sétif pour la société nippone. Aux déclarations du ministre se sont ajoutées celles de l’un des constructeurs, en l’occurrence le consortium chinois, qui a indiqué au premier responsable du secteur lors d’une visite d’inspection, avoir cumulé une avance par rapport aux échéances tracées dans le planning des travaux. Un signe parmi tant d’autres que le démarrage de ce mégaprojet ne sera pas trop gêné par la complexité des études géotechniques sur certains tronçons et des procédures d’expropriation et d’indemnisation. Si donc la situation se présente partout ainsi, il n’y aurait aucune raison à ce que le chantier accuse du retard. La consistance du projet (plus de
1 200 km d’autoroute, onze tunnels, 390 ouvrages d’art, dont 25 viaducs) fait de ce chantier, comme l’a indiqué le ministre des Travaux publics, “le projet le plus important devant être réalisé dans le bassin méditerranéen et en Afrique”. Selon les spécialistes, cette liaison désenclavera le nord de l'Algérie et facilitera le transport des marchandises, il permettra également de réduire considérablement les temps de trajet entre les principales villes du pays. Cela sans oublier la contribution directe du projet à la création d’emploi puisque selon les assurances de M. Ghoul “la main-d'œuvre sera à 71% algérienne, des personnels chinois et japonais constituant les 29% restants”.

Hamid Saïdani

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Sun, 21 Jan 2007 12:22:02 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-121562.html
Enquête sur les divisions au sein du GSPC http://samarcande.dzblog.com/article-99682.html
Actualité (Mercredi 15 Novembre 2006)
Katibat El-Farouk de Lakhdaria alimente l’organisation terroriste
Enquête sur les divisions au sein du GSPC

Par : Sadek Bey
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La situation de plus en plus difficile, dans les maquis, semble avoir contraint l’organisation
terroriste à procéder à une sorte de restructuration interne pour tenter de sauvegarder sa cohésion et éviter, par conséquent, sa désagrégation.
 

Même si la Charte pour la paix et la réconciliation n’a pas réussi à provoquer la saignée tant espérée en termes de reddition dans les rangs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, l’initiative a mis l’organisation terroriste sous une terrible pression en raison des frictions qui ont opposé les éléments tentés par le renoncement à l’action armée et les plus durs fondamentalement réfractaires à toute idée de déposer les armes. Les témoignages que nous avons recueillis auprès de sources proches de certains repentis dans la région de Lakhdaria, à l’extrême-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, confirment cette situation vécue par l’organisation terroriste durant toute la période d’application de la loi. En effet, les éléments activant au sein des différentes phalanges du groupe se sont retrouvés pris en étau entre contacts entrepris par les familles des terroristes et les autorités pour les convaincre de renoncer à l’action armée, d’un côté, et d’un autre, par les menaces de représailles brandies par les chefs les plus radicaux. Une telle situation de crise, aggravée par les nombreuses opérations de ratissage de l’armée et des autres services de sécurité, qui ont permis l’élimination de plusieurs membres du groupe dont des “émirs”, semble avoir contraint l’organisation terroriste à procéder à une sorte de restructuration interne pour tenter de sauvegarder sa cohésion et éviter, par conséquent, sa désagrégation, surtout que la pression de l’armée sur les maquis terroristes se fait de plus en plus forte. C’est dans ce cadre que la direction du GSPC aurait, selon nos sources, décidé de restructurer ses rangs en procédant à des nominations en puisant dans les effectifs de certaines de ses phalanges qui se sont distinguées par des actions d’envergure.

L’“émir” de katibat El-Farouk de Lakhdaria a été désigné conseiller militaire de l’organisation
Et à ce propos, celle connue sous l’appellation d’El-Farouk, la plus importante katibat du GSPC qui écume un vaste territoire allant vers l’est jusqu’aux hauteurs du Djurdjura et à l’ouest jusqu’aux localités de Ammal et Beni-Amrane dans la wilaya de Boumerdès, semble avoir constitué un vivier intéressant pour opérer ce remodelage. Ainsi, selon nos sources, l’“émir” de cette phalange, en l’occurrence Rabah El-Mekhfi, alias Eddekmir, originaire de la commune de Bouderbala, aurait bénéficié d’une “promotion” puisqu’il aurait été nommé, il y a quelques mois, comme conseiller militaire de l’organisation terroriste. Cet ancien militaire connu pour être un dur parmi les durs au sein du groupe terroriste a, en effet, à son actif un passé très étoffé de crimes terroristes les plus divers. La katibat qu’il a dirigée compterait, selon différentes sources, quelque 80 éléments, basés principalement dans les monts surplombant les villes de Omar, Kadiria et Lakhdaria, mais, ce qui a, apparemment, pesé dans la décision de l’ “émir” national, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mosâab Abdelwadoud, de renforcer la direction de l’organisation par l’“émir” de katibat El-Farouk, c’est la position de ce dernier à l’égard de la Charte pour la paix et la réconciliation. Eddekmir, qui a succédé à d’anciens chefs de la katibat comme Bouchmak Hacène, alias Abou el-Hassan, et Ryad Khaldi, n’avait pas seulement eu une position ferme et tranchée par rapport à cette question en rejetant toutes les offres des autorités et des intermédiaires, mais il a réussi par une main de fer à maîtriser ses troupes en arrivant à empêcher toute reddition massive de ses éléments.
Des affiches signées par lui-même avaient été placardées dans certains endroits dans la région de Lakhdaria. “Je ne reconnais pas cette réconciliation du président et je ne traite pas avec le taghout”, avait-il écrit pour désapprouver la politique de réconciliation. Pourtant, à la veille de l’expiration des délais de la charte, plusieurs éléments de cette phalange, en contact avec leurs familles respectives et l’ancien “émir” national du GSPC Hassan Hattab, avaient exprimé leur volonté de quitter le maquis.
Ces éléments, pour la plupart des fidèles à l’ancien chef de l’organisation, Hassan Hattab, avaient observé pendant plusieurs semaines une trêve occupant des campements près des hameaux de Baba-Ali et Krarib au cœur des monts surplombant les villes de Lakhdaria et de Kadiria. Eddekmir avait donc, d’une manière ou d’une autre, pu dissuader ces terroristes d’abandonner l’action armée. Cependant, cela n’aurait peut être pas suffi à Saïd El-Mekhfi pour gagner en grade dans l’organisation terroriste, n’était-ce un bilan d’actions terroristes des plus “garnis” inscrits à son actif. Embuscades contre les services de sécurité, accrochages, faux barrages, assassinats, sabotages, bombes… la liste des méfaits commis par ce sanguinaire est malheureusement très longue. Alors qu’il écumait les monts de Bouzegza, Boukram et Guerouma et Zbarbar, à la tête de la modeste katibat El-Forqane, en remplacement du sinistre Mehdi Younes, il a, petit à petit, réussi à se faire un nom dans la région. Il grimpera, en effet, les échelons de l’organisation en rejoignant Mahdi Younes à El-Farouk, aux environs de 2002, avant de prendre carrément le contrôle de la katibat. Les coups de boutoir portés par les différents corps des services de sécurité à la nébuleuse terroriste et qui se sont soldés par l’élimination de dizaines d’éléments armés ont ensuite contraint les diverses katibate de la région à intégrer la bannière de la principale phalange, en l’occurrence El-Farouk. El-Ghouraba, El-Moutaâhidoune, El-Houda et El-Forqane rallieront tour à tour El-Farouk qui tente de résister à l’action antiterroriste. El-Farouk se distingue des autres katibate du GSPC par le fait qu’elle est considérée comme une entité indépendante de la direction nationale de l’organisation terroriste.
Le nombre de terroristes qui la composent, son fonctionnement et son action régulière sur le terrain, semblent avoir fait de cette phalange une organisation terroriste à part entière.

Aberrezak Sersoub, alias Abdeldjabar, l’assassin du P/APC d’Ammal, dirigera dorénavant la phalange
Eddekmir, après son départ pour la direction nationale du GSPC, ne laisse pas sa place vide, puisque, selon nos sources, il aurait déjà été remplacé par un ancien de l’organisation terroriste, en l’occurrence Aberrezak Sersoub, alias Abdeldjabar qui dirigeait jusque-là, et ce, depuis 2003, la seriat (section) de Djerrah, qui fait partie de katibat El-Arqem, opérant à l’est de la wilaya de Boumerdès jusqu’aux gorges de Lakhdaria (Béni Amrane, Ammal, Souk El-Had, Thénia…). L’“émir” Abdeldjabar a notamment défrayé la chronique au mois de septembre de l’année dernière en assassinant, dans un faux barrage, le président de l’APC d’Ammal, Khaled Khelladi. Nous avons, par ailleurs, appris qu’il n’y a pas que Saïd El-Mekhfi qui a bénéficié de la promotion au sein de l’organisation terroriste.

Ahmed Djebri, donné pour mort à plusieurs reprises, a finalement réapparu au niveau de la direction du GSPC
Même l’ancien chef des phalanges El-Ghouraba et El-Farouk, Ahmed Djebri, connu pour être un proche de Hassan Hattab, aurait été appelé à rejoindre la direction nationale du GSPC. Donné pour mort à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il avait exprimé l’année dernière sa volonté de répondre positivement aux appels des autorités à la repentance suite aux démarches entreprises par Hattab, Djebri, le chimiste, vient donc de réapparaître, si l’on se fie aux informations avancées par des milieux proches des repentis dans la région de Bouira. Le GSPC a, selon toute vraisemblance, besoin des services de ce chimiste, surtout que la nouvelle stratégie de l’organisation terroriste est basée sur le recours aux attentats à l’explosif. Mais, il faut dire aussi qu’à travers cette “promotion”, l’“émir” du GSPC veut récupérer à ses côtés un élément qui a toujours été sensible aux initiatives politiques lancées à l’adresse des groupes armés encore en activité. L’année dernière, il avait pris position avec plusieurs de ses acolytes, tous des fidèles à Hassan Hattab, au niveau de la forêt Lalla Oumessad à 3 km au nord de la ville de Lakhdaria, observant une trêve pour tenter de négocier une sortie honorable pour lui et ses hommes. Il avait même été vu à cette époque du côté de Béni Azem à 2 km au nord de la ville de Lakhdaria d’où il est originaire. Mais, après, il a complètement disparu au point où on le donnait pour mort.
Des rumeurs faisaient état de son élimination par ses acolytes réfractaires à toute idée de reddition. Selon toute vraisemblance, il a pu tirer son épingle du jeu en arrivant à survivre dans le maquis depuis qu’il activait au sein de l’Armée islamique du salut (AIS).

Djebri le chimiste rejoint Droukdel l’artificier
Récemment, lorsque les services de sécurité ont découvert à quelques encablures au sud de la ville de Lakhdaria un atelier de fabrication de bombes artisanales, avec à l’intérieur une quarantaine de bonbonnes de gaz, des portables, des briquets et des produits chimiques pouvant servir à la confection d’engins explosifs, l’on n’a pas hésité dans la région à avancer le nom de Djebri comme étant le responsable d’une telle entreprise. Il ne serait pas non plus étonnant qu’il soit derrière les deux attentats à la voiture piégée perpétrés récemment contre les commissariats de Dergana et Réghaïa. Ses connaissances dans le domaine du maniement des explosifs créditent cette thèse. Et son rapprochement avec le premier responsable du GSPC, il ne le doit pratiquement qu’à cette qualification. Il faut dire que l’“émir” national de l’organisation, Abdelmalek Droukdel, n’est autre que l’ancien artificier du groupe du temps où Nabil Sahraoui, dit Abou Ibrahim, était chef du GSPC avant de lui succéder au printemps 2004, à la suite de la mort de ce dernier, lors d’une opération de l’armée à Adekar, dans l’Akfadou.
En tant qu’artificier, Droukdel est parfaitement conscient du service que peut rendre à l’organisation l’ancien “émir” de Lakhdaria. C’est ce qui expliquerait d’ailleurs l’intégration de Djebri dans la direction nationale du GSPC qui a pris option cette fois-ci pour le recours aux engins et véhicules piégés.

Sadek Bey


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Wed, 15 Nov 2006 11:00:44 GMT http://samarcande.dzblog.com/article-99682.html