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Traqué continuellement par les services de sécurité et à bout de force dans certains maquis, alors que ses rangs continuent de se réduire, le GSPC tente, à travers cette allégeance, de se reconstituer en cherchant aide et soutien à l’extérieur du pays. En renonçant à son ancienne appellation, adoptée depuis sa création en 1998, après avoir prêté allégeance à Al-Qaïda en septembre dernier, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat décide de se mettre définitivement sous la coupe de l’organisation terroriste internationale. H. S. |
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Tous les ministres et les walis doivent avoir encore en mémoire les sévères mises en garde du premier magistrat du pays à l’encontre des hauts cadres de l’administration lors de la traditionnelle réunion gouvernement-walis en juin dernier. La sentence politique est finalement tombée pour le wali d’El-Tarf, et cela avant même que l’autorité judiciaire ne se prononce sur les nombreuses affaires dans lesquelles il est impliqué. Le dossier est, selon toute vraisemblance, trop lourd pour attendre un traitement judiciaire qui pourrait s’étaler dans le temps. Certes, le désormais ex-wali de cette wilaya de l’extrême est du pays a beaucoup fait parler de lui puisque la justice s’est déjà saisie du dossier, au mois de juin dernier, en ouvrant une information judiciaire à son encontre, cependant l’on ne s’attendait peut-être pas à le voir dégommé de façon aussi expéditive. Mais, apparemment, l’ampleur des dégâts causés par ce représentant de l’État, censé être à l’écoute et au service de la société, a contraint le président de la République à agir promptement, sans avoir à attendre un quelconque mouvement des walis pour régler les comptes à ceux qui n’ont pas été à la hauteur de la mission qui leur a été assignée. H. S. |
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La relative accalmie constatée donc avant le mois de carême est la démonstration que les sbires de Abdelmalek Droukdel peuvent trouver refuge dans les denses maquis de la région pour échapper ainsi à la main lourde de l’armée. Les irréductibles du GSPC viennent encore une fois de démontrer que quelque puissent être les initiatives du pouvoir à leur égard, rien ni personne ne viendra changer quoi que ce soit à la logique dans laquelle ses membres sont engouffrés. La dernière offre en date des autorités, en l’occurrence la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ne semble pas avoir provoqué l’effet escompté chez ces desperados des temps modernes qui continuent à semer la mort là où les conditions le leur permettent. La bête immonde ne cessera jusqu’à son dernier souffle de rafler des vies et de faire régner la terreur dans les zones proches des maquis et massifs boisés où elle se terre. Après les grandes opérations de ratissage menées avant le mois de ramadhan par l’armée dans les fiefs du GSPC, notamment dans les régions montagneuses des wilayas de Boumerdès, de Tizi Ouzou et de Bouira, l’organisation terroriste tente en ce mois de piété de reprendre l’initiative pour essayer de desserrer l’étau sur ses éléments traqués dans les maquis. La relative accalmie constatée donc avant le mois de carême est la démonstration que les sbires de Abdelmalek Droukdel peuvent trouver refuge dans les denses maquis de la région pour échapper ainsi à la main lourde de l’armée. Mais sans surprise aucune, l’organisation criminelle revient vite à la charge comme pour montrer à l’opinion que sa capacité de nuisance n’a pas été affectée par les nombreux coups de boutoir qui lui sont portés par les services de sécurité. L’attentat de Chaâbet El-Ameur, qui a coûté la vie à trois soldats de l’ANP et deux civils, serait-il, en sus, une réponse à l’élimination de deux de ses éléments, dont un “émir” auteur des rapts enregistrés dans la région, à Ammal ? Quel message essaie d’envoyer l’organisation terroriste ? Est-ce une manière de signifier sa position à l’égard des initiatives politiques tendant à mettre fin à la violence ? Mais, en définitive, que peut-on vraiment attendre d’une organisation qui a toujours accueilli les multiples offres des autorités par une cruauté toujours renouvelée ? Au grand dam de ceux qui prônent la prorogation, ad vitam, des délais de la charte. H. S. |
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Au niveau des états-majors politiques, c’est donc une sorte de veillée d’armes à laquelle on se prépare, en attendant le début de la campagne de la révision constitutionnelle qui, elle, constituera une sorte de répétition générale pour les législatives et locales de 2007. La classe politique, et plus particulièrement la coalition gouvernementale, n’a pas attendu le signal que fut l’annonce hier des dates des prochaines échéances électorales par le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, pour s’atteler à la préparation des rendez-vous politiques d’importance qui pointent déjà à l’horizon. Tout ce beau monde semble parfaitement conscient que la bataille est imminente. Autant se mettre tout de suite sur les starting-blocks pour ne pas rater le départ. H. S. |
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Cette façon de ne pas y aller franchement de la part des autorités officielles, qu’on a vu, par ailleurs, faire preuve d’effusions ostentatoires en d’autres occasions similaires, ne manque pas de soulever des interrogations. L’Algérie a célébré hier le 50e anniversaire de la tenue du Congrès de la Soummam, qui “a dessiné les contours de notre glorieuse guerre et en a défini les méthodes pour tracer l'avenir de notre nation”, pour reprendre le message du président de la République. C’est dire l’extrême importance et l’impact fondamentalement positif de la rencontre d’Ifri sur le cours de la guerre de Libération et l’impulsion qu’elle avait donnée, tant militairement que diplomatiquement, au combat libérateur. Mais, il faut dire que les festivités prévues à cette occasion, pourtant annoncées en grande pompe, pour restituer à cet événement fondateur sa dimension de jalon majeur dans l’histoire du pays, semblent avoir laissé un goût plutôt amer chez les populations de la vallée de la Soummam. Celles-ci espéraient tout de même une commémoration digne de cet événement historique qui marqua un tournant dans la lutte du peuple algérien pour s’affranchir du joug colonial. Mais, au lieu d’une célébration à la hauteur de cette page glorieuse de la Révolution algérienne, qui a su “transformer le torrent populaire en énergie créatrice”, les festivités ont sombré dans une légèreté qu’il est difficile de s’expliquer. La présence officielle en ces lieux, chargés de mémoire, s’est réduite à une visite éclair du ministre des Moudjahidine, qui s’est limité à déposer une gerbe de fleurs au cimetière des martyrs, alors qu’il n’a même pas lu le message du président de la République. Cette façon de ne pas y aller franchement de la part des autorités officielles, qu’on a vu, par ailleurs, faire preuve d’effusions ostentatoires en d’autres occasions similaires, ne manque pas de soulever des interrogations. C’est comme s’il y avait une gêne officielle à assumer nationalement et politiquement la plate-forme de la Soummam, et encore moins son géniteur, Abane Ramdane, qui continue à déranger, quarante-neuf ans après son assassinat. H. S. |