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Samedi 17 Février 2007
Actualité (Samedi 17 Février 2007)
Elles ne seront pas jumelées avec les élections locales
Les législatives fixées au 17 mai

Par : Hamid Saïdani
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En prenant cette décision, le président de la République met ainsi fin à une vive polémique suscitée autour de la revendication du Front de libération nationale de jumeler les élections législatives et locales, et rejetée par les autres formations politiques.

Les élections législatives destinées à renouveler la composante de l’Assemblée nationale (389 sièges) auront lieu le 17 mai prochain. Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé un décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour ce scrutin. Ce décret, paru dans le Journal officiel n°11, daté du 15 février en cours, annonce également une révision “exceptionnelle” des listes électorales prévue du 19 au 28 février. C’est dire que le calendrier électoral demeure respecté puisque le mandat quinquennal des membres de l’APN prend fin en mai prochain. La course est donc ouverte pour les formations politiques et les candidats indépendants intéressés par la députation et qui ont quelques semaines pour être au rendez-vous. Il est vrai que certains partis politiques n’avaient pas attendu cette annonce officielle pour entamer le travail de préparation pour ce scrutin. Pour d’autres, la campagne avait déjà commencé, il y a plusieurs semaines, avec l’organisation de visites et des déplacements à l’intérieur du pays aux fins de s’enquérir de l’état de mobilisation de leurs bases respectives. Il faut, cependant, noter qu’en décidant de convoquer le corps électoral pour les législatives, le président de la République met fin à une vive polémique suscitée autour de la revendication du Front de libération nationale de jumeler les élections législatives et locales. Cette revendication, initiée par le parti de Belkhadem, a été, cependant, violemment rejetée par les autres formations politiques qui ont argué que cette option favoriserait la corruption autour de la confection des listes électorales.
Le chef de l’État déboute ainsi le parti de la majorité pour accéder aux vœux exprimés par les autres formations politiques, mais aussi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, qui rétorquait, récemment, que “le jumelage des élections locales avec les législatives exige plus de préparatifs de la part de l'administration, une décision politique et une prédisposition des électeurs”. “Si l'on intègre des élections législatives le même jour que les locales, et ce, après une décision politique, il faut des préparatifs et des moyens humains et matériels supplémentaires”, avait-il précisé. Et de se demander “si tous les électeurs sont en mesure de choisir entre tous les candidats en lice”. Suite à la décision du président de la République, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a annoncé une révision des listes électorales et demandé aux candidats éventuels de retirer les dossiers de candidature.
À cet effet, les citoyens et citoyennes non inscrits sur les listes électorales, âgés de 18 ans au 17 mai prochain, sont invités à solliciter leur inscription auprès de leur commune de résidence. Pour les formations politiques et les candidats indépendants, le retrait des documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature aux élections législatives peut s'effectuer auprès des services compétents des wilayas ou des représentations diplomatiques et consulaires accréditées à l'étranger, indique le communiqué du ministère de l'Intérieur.
Le dépôt s'achève 45 jours francs avant la date du scrutin, soit au plus tard le dimanche 1er avril 2007, souligne le communiqué. Ces élections législatives devraient être suivies d'élections locales en automne prochain, période qui coïncide avec l’expiration du mandat découlant du scrutin de 2002.

H. SaÏdani


publié par Hamid Saïdani dans: Politique
Mercredi 15 Novembre 2006
Actualité (Mercredi 15 Novembre 2006)
Katibat El-Farouk de Lakhdaria alimente l’organisation terroriste
Enquête sur les divisions au sein du GSPC

Par : Sadek Bey
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La situation de plus en plus difficile, dans les maquis, semble avoir contraint l’organisation
terroriste à procéder à une sorte de restructuration interne pour tenter de sauvegarder sa cohésion et éviter, par conséquent, sa désagrégation.
 

Même si la Charte pour la paix et la réconciliation n’a pas réussi à provoquer la saignée tant espérée en termes de reddition dans les rangs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat, l’initiative a mis l’organisation terroriste sous une terrible pression en raison des frictions qui ont opposé les éléments tentés par le renoncement à l’action armée et les plus durs fondamentalement réfractaires à toute idée de déposer les armes. Les témoignages que nous avons recueillis auprès de sources proches de certains repentis dans la région de Lakhdaria, à l’extrême-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, confirment cette situation vécue par l’organisation terroriste durant toute la période d’application de la loi. En effet, les éléments activant au sein des différentes phalanges du groupe se sont retrouvés pris en étau entre contacts entrepris par les familles des terroristes et les autorités pour les convaincre de renoncer à l’action armée, d’un côté, et d’un autre, par les menaces de représailles brandies par les chefs les plus radicaux. Une telle situation de crise, aggravée par les nombreuses opérations de ratissage de l’armée et des autres services de sécurité, qui ont permis l’élimination de plusieurs membres du groupe dont des “émirs”, semble avoir contraint l’organisation terroriste à procéder à une sorte de restructuration interne pour tenter de sauvegarder sa cohésion et éviter, par conséquent, sa désagrégation, surtout que la pression de l’armée sur les maquis terroristes se fait de plus en plus forte. C’est dans ce cadre que la direction du GSPC aurait, selon nos sources, décidé de restructurer ses rangs en procédant à des nominations en puisant dans les effectifs de certaines de ses phalanges qui se sont distinguées par des actions d’envergure.

L’“émir” de katibat El-Farouk de Lakhdaria a été désigné conseiller militaire de l’organisation
Et à ce propos, celle connue sous l’appellation d’El-Farouk, la plus importante katibat du GSPC qui écume un vaste territoire allant vers l’est jusqu’aux hauteurs du Djurdjura et à l’ouest jusqu’aux localités de Ammal et Beni-Amrane dans la wilaya de Boumerdès, semble avoir constitué un vivier intéressant pour opérer ce remodelage. Ainsi, selon nos sources, l’“émir” de cette phalange, en l’occurrence Rabah El-Mekhfi, alias Eddekmir, originaire de la commune de Bouderbala, aurait bénéficié d’une “promotion” puisqu’il aurait été nommé, il y a quelques mois, comme conseiller militaire de l’organisation terroriste. Cet ancien militaire connu pour être un dur parmi les durs au sein du groupe terroriste a, en effet, à son actif un passé très étoffé de crimes terroristes les plus divers. La katibat qu’il a dirigée compterait, selon différentes sources, quelque 80 éléments, basés principalement dans les monts surplombant les villes de Omar, Kadiria et Lakhdaria, mais, ce qui a, apparemment, pesé dans la décision de l’ “émir” national, Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mosâab Abdelwadoud, de renforcer la direction de l’organisation par l’“émir” de katibat El-Farouk, c’est la position de ce dernier à l’égard de la Charte pour la paix et la réconciliation. Eddekmir, qui a succédé à d’anciens chefs de la katibat comme Bouchmak Hacène, alias Abou el-Hassan, et Ryad Khaldi, n’avait pas seulement eu une position ferme et tranchée par rapport à cette question en rejetant toutes les offres des autorités et des intermédiaires, mais il a réussi par une main de fer à maîtriser ses troupes en arrivant à empêcher toute reddition massive de ses éléments.
Des affiches signées par lui-même avaient été placardées dans certains endroits dans la région de Lakhdaria. “Je ne reconnais pas cette réconciliation du président et je ne traite pas avec le taghout”, avait-il écrit pour désapprouver la politique de réconciliation. Pourtant, à la veille de l’expiration des délais de la charte, plusieurs éléments de cette phalange, en contact avec leurs familles respectives et l’ancien “émir” national du GSPC Hassan Hattab, avaient exprimé leur volonté de quitter le maquis.
Ces éléments, pour la plupart des fidèles à l’ancien chef de l’organisation, Hassan Hattab, avaient observé pendant plusieurs semaines une trêve occupant des campements près des hameaux de Baba-Ali et Krarib au cœur des monts surplombant les villes de Lakhdaria et de Kadiria. Eddekmir avait donc, d’une manière ou d’une autre, pu dissuader ces terroristes d’abandonner l’action armée. Cependant, cela n’aurait peut être pas suffi à Saïd El-Mekhfi pour gagner en grade dans l’organisation terroriste, n’était-ce un bilan d’actions terroristes des plus “garnis” inscrits à son actif. Embuscades contre les services de sécurité, accrochages, faux barrages, assassinats, sabotages, bombes… la liste des méfaits commis par ce sanguinaire est malheureusement très longue. Alors qu’il écumait les monts de Bouzegza, Boukram et Guerouma et Zbarbar, à la tête de la modeste katibat El-Forqane, en remplacement du sinistre Mehdi Younes, il a, petit à petit, réussi à se faire un nom dans la région. Il grimpera, en effet, les échelons de l’organisation en rejoignant Mahdi Younes à El-Farouk, aux environs de 2002, avant de prendre carrément le contrôle de la katibat. Les coups de boutoir portés par les différents corps des services de sécurité à la nébuleuse terroriste et qui se sont soldés par l’élimination de dizaines d’éléments armés ont ensuite contraint les diverses katibate de la région à intégrer la bannière de la principale phalange, en l’occurrence El-Farouk. El-Ghouraba, El-Moutaâhidoune, El-Houda et El-Forqane rallieront tour à tour El-Farouk qui tente de résister à l’action antiterroriste. El-Farouk se distingue des autres katibate du GSPC par le fait qu’elle est considérée comme une entité indépendante de la direction nationale de l’organisation terroriste.
Le nombre de terroristes qui la composent, son fonctionnement et son action régulière sur le terrain, semblent avoir fait de cette phalange une organisation terroriste à part entière.

Aberrezak Sersoub, alias Abdeldjabar, l’assassin du P/APC d’Ammal, dirigera dorénavant la phalange
Eddekmir, après son départ pour la direction nationale du GSPC, ne laisse pas sa place vide, puisque, selon nos sources, il aurait déjà été remplacé par un ancien de l’organisation terroriste, en l’occurrence Aberrezak Sersoub, alias Abdeldjabar qui dirigeait jusque-là, et ce, depuis 2003, la seriat (section) de Djerrah, qui fait partie de katibat El-Arqem, opérant à l’est de la wilaya de Boumerdès jusqu’aux gorges de Lakhdaria (Béni Amrane, Ammal, Souk El-Had, Thénia…). L’“émir” Abdeldjabar a notamment défrayé la chronique au mois de septembre de l’année dernière en assassinant, dans un faux barrage, le président de l’APC d’Ammal, Khaled Khelladi. Nous avons, par ailleurs, appris qu’il n’y a pas que Saïd El-Mekhfi qui a bénéficié de la promotion au sein de l’organisation terroriste.

Ahmed Djebri, donné pour mort à plusieurs reprises, a finalement réapparu au niveau de la direction du GSPC
Même l’ancien chef des phalanges El-Ghouraba et El-Farouk, Ahmed Djebri, connu pour être un proche de Hassan Hattab, aurait été appelé à rejoindre la direction nationale du GSPC. Donné pour mort à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il avait exprimé l’année dernière sa volonté de répondre positivement aux appels des autorités à la repentance suite aux démarches entreprises par Hattab, Djebri, le chimiste, vient donc de réapparaître, si l’on se fie aux informations avancées par des milieux proches des repentis dans la région de Bouira. Le GSPC a, selon toute vraisemblance, besoin des services de ce chimiste, surtout que la nouvelle stratégie de l’organisation terroriste est basée sur le recours aux attentats à l’explosif. Mais, il faut dire aussi qu’à travers cette “promotion”, l’“émir” du GSPC veut récupérer à ses côtés un élément qui a toujours été sensible aux initiatives politiques lancées à l’adresse des groupes armés encore en activité. L’année dernière, il avait pris position avec plusieurs de ses acolytes, tous des fidèles à Hassan Hattab, au niveau de la forêt Lalla Oumessad à 3 km au nord de la ville de Lakhdaria, observant une trêve pour tenter de négocier une sortie honorable pour lui et ses hommes. Il avait même été vu à cette époque du côté de Béni Azem à 2 km au nord de la ville de Lakhdaria d’où il est originaire. Mais, après, il a complètement disparu au point où on le donnait pour mort.
Des rumeurs faisaient état de son élimination par ses acolytes réfractaires à toute idée de reddition. Selon toute vraisemblance, il a pu tirer son épingle du jeu en arrivant à survivre dans le maquis depuis qu’il activait au sein de l’Armée islamique du salut (AIS).

Djebri le chimiste rejoint Droukdel l’artificier
Récemment, lorsque les services de sécurité ont découvert à quelques encablures au sud de la ville de Lakhdaria un atelier de fabrication de bombes artisanales, avec à l’intérieur une quarantaine de bonbonnes de gaz, des portables, des briquets et des produits chimiques pouvant servir à la confection d’engins explosifs, l’on n’a pas hésité dans la région à avancer le nom de Djebri comme étant le responsable d’une telle entreprise. Il ne serait pas non plus étonnant qu’il soit derrière les deux attentats à la voiture piégée perpétrés récemment contre les commissariats de Dergana et Réghaïa. Ses connaissances dans le domaine du maniement des explosifs créditent cette thèse. Et son rapprochement avec le premier responsable du GSPC, il ne le doit pratiquement qu’à cette qualification. Il faut dire que l’“émir” national de l’organisation, Abdelmalek Droukdel, n’est autre que l’ancien artificier du groupe du temps où Nabil Sahraoui, dit Abou Ibrahim, était chef du GSPC avant de lui succéder au printemps 2004, à la suite de la mort de ce dernier, lors d’une opération de l’armée à Adekar, dans l’Akfadou.
En tant qu’artificier, Droukdel est parfaitement conscient du service que peut rendre à l’organisation l’ancien “émir” de Lakhdaria. C’est ce qui expliquerait d’ailleurs l’intégration de Djebri dans la direction nationale du GSPC qui a pris option cette fois-ci pour le recours aux engins et véhicules piégés.

Sadek Bey


publié par Sadek Bey dans: Politique
Dimanche 05 Novembre 2006
Actualité (Dimanche 05 Novembre 2006)
sommet chine-afrique
Bouteflika plaide le modèle chinois

Par : Hamid Saïdani
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Le chef de l’État plaide en faveur d’“un modèle économique nouveau” afin de contourner l’hégémonie des grandes puissances. Serait-ce les prémices du retour sur la scène internationale de “la troisième voie” ?

Après avoir longtemps lorgné du côté des grandes puissances, notamment les États-Unis, la France, la Russie et l’Italie, l’Algérie semble effectuer, depuis peu, un certain revirement dans sa politique de coopération économique internationale en insistant sur un partenariat exceptionnel Sud-Sud à même de permettre aux pays émergents ou en développement de s’assurer une place dans un ordre économique mondial de moins en moins équitable.
Le renforcement des relations de coopération avec des pays classés en tant que tel, à l’image de Cuba, du Venezuela, de l’Iran, de l’Afrique du Sud, du Nigeria, de l’Inde et de la Chine, et les déclarations tenues à plusieurs reprises sur ce sujet par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, accréditent la thèse d’une option d’une collaboration qui rassemblerait cette catégorie de nations qui veulent s’affranchir de l’hégémonisme occidental.
D’ailleurs, le sommet Chine-Afrique, qui se tient actuellement à Pékin, a été une occasion propice au président de la République pour réitérer ce qui semble être “un objectif prioritaire” puisque inscrit en tant que tel par cette rencontre qui a attiré un nombre impressionnant de chefs d’État de tout le continent africain. Mais, au vu du déséquilibre criard qui existe en termes de potentialités et de ressources entre les pays du Sud,
M. Bouteflika plaide, dans le but de contourner cet obstacle, pour l’établissement d’un “rapport de complémentarité” entre les deux espaces économiques. Ce que veut le chef de l’État c’est donc “un modèle économique nouveau”.
D’ailleurs, il n’y a pas que l’Algérie qui défend ce point de vue. Le retour sur la scène internationale du mouvement des non-alignés, après un effacement de près de vingt ans, est un signe non négligeable des limites de l’ordre économique mondial en place. Nombre de nations essayent, en effet, de contester, chacune à sa manière, la prépotence des grandes puissances qui continuent à piller leurs richesses sans contrepartie palpable. À ce propos, la situation en Afrique constitue un vrai cas d’école en la matière. Le président Bouteflika l’a d’ailleurs répété hier dans son intervention lors de ce sommet. “Le continent africain n’a, malheureusement, pas reçu le soutien souhaité de ses partenaires au développement alors qu’il a besoin d’un accompagnement concret et d’un partenariat effectif basé sur une solidarité réelle et un équilibre des intérêts”. “C’est pour cela, dit-il, que nous fondons de grands espoirs sur une coopération Sud-Sud dans laquelle le partenariat sino-africain occuperait une place privilégiée car il donnerait lieu à une coopération fructueuse au bénéfice de chacune des parties”.
Pour étayer ce choix, le président Bouteflika met en avant, d’un côté, les importantes richesses naturelles dont dispose le continent africain, et d’un autre, les besoins de certains pays émergents en matières premières. C’est donc un échange de matières premières contre un apport technologique que propose
M. Bouteflika aux Chinois et, par extension, aux pays du Sud qui veulent s’inscrire dans cette option de coopération internationale. “Une large partie des économies africaines est exportatrice de ressources naturelles et de matières premières, fréquemment tributaires des fluctuations des cours et des autres aléas. Nous sommes donc actuellement en quête d’un modèle économique nouveau, prenant appui sur une production industrielle permettant les plus-values nécessaires pour une croissance durable et pour le développement harmonieux de nos économies”, expliquera-t-il aux nombreux opérateurs économiques et autres hommes d’affaires chinois présents à ce sommet et qu’il n’a pas manqué de courtiser en leur déclarant qu’ils sont “les mieux placés pour participer à cette grande entreprise”.
Exhortant les entrepreneurs chinois à renforcer leur présence en Afrique à travers l’investissement dans les secteurs productifs et à apporter, ainsi, “une contribution significative au développement socioéconomique du continent”, le président Bouteflika a soutenu que plusieurs atouts plaident en faveur d’une telle politique, et tout d’abord les liens historiques et de qualité instaurés par la Chine avec la plupart des pays africains.
Tout en rappelant, dans ce cadre, l’essor considérable des relations économiques entre la Chine et le continent africain depuis le Forum sino-africain de 2000, Bouteflika a davantage insisté sur la perspective qui est celle de l’investissement, notamment dans des secteurs tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les nouvelles technologies. Cependant, pour lui, cet effort devra, à l’évidence, s’accompagner d’un transfert de technologie, de capitaux et de savoir-faire que “les entreprises chinoises sont aujourd’hui largement en mesure de fournir aux pays africains”. Le président de la République tente, par ailleurs, de convaincre les investisseurs chinois à se placer en Afrique en mettant en avant les nombreux avantages qu’offrent les économies du continent, à travers notamment la disponibilité de la matière première et d’une main-d’œuvre qualifiée.
Par le biais de cette nouvelle politique, le président Bouteflika tente de contourner le black-out technologique imposé par les pays développés aux pays du Sud. Un resserrement des rangs pour une coopération Sud-Sud bénéfique pour tous les partenaires semble donc être une option efficace pour remédier au déficit en transfert technologique vers les pays en développement.

Hamid SaÏdani


publié par Hamid Saïdani dans: Politique
Jeudi 02 Novembre 2006
Actualité (Jeudi 02 Novembre 2006)
Zerhouni dresse le bilan de la Charte sur la réconciliation
Les terroristes ont perdu entre 750 et 800 hommes

Par : Hamid S.
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Commentant les derniers attentats à Alger, le ministre de l’Intérieur a considéré que le recours par les groupes armés aux explosifs est “la preuve de leur faiblesse”. Il a, par ailleurs, estimé qu’il sera difficile d’organiser le référendum sur la révision constitutionnelle avant la fin de l’année en cours.

 

Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Nourredine Yazid Zerhouni, a indiqué hier que le nombre des éléments de groupes armés encore actifs a baissé d’“environ 750 à 800, entre prisonniers, tués et repentis” depuis le référendum sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, en septembre 2005. S’exprimant en marge de la cérémonie de présentation des vœux à l’occasion du 1er Novembre au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, tenue au Palais du peuple, M. Zerhouni a déclaré à l’APS que depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, “le nombre de personnes qu’ils (les groupes armés) ont perdues entre prisonniers, tués et repentis est d’environ 750 à 800”.
Pour le ministre de l’Intérieur, “cela se voit et c’est une perte énorme pour eux”. Le ministre a estimé que “cela peut paraître peu, comparé au bilan de la Concorde civile”, en 2000, qui a permis la mise hors d’état de nuire de 6 000 hommes armés sur un total de 8 000. Il a relevé que “le bilan de la charte peut paraître maigre”, mais comparativement au nombre total des individus armés en activité actuellement, “cela représente de 70% à 80%” en moins. “Il s’agit là d’estimations”, a-t-il tenu à préciser. “L’élément de référence essentiel est la comparaison du nombre actuel d’attentats et d’actes (...) par rapport à l’année passée. On constate qu’il y a une chute importante”, s’est-il félicité. “La situation s’est atténuée. Si on se base sur les statistiques depuis le référendum sur la Charte sur la paix et la réconciliation nationale en septembre 2005, le nombre d’actes a considérablement diminué. Mais, il y a encore des groupes qui sont récalcitrants” à l’offre de paix, a-t-il poursuivi.
Ces récalcitrants “sont ceux que la charte a exclus : les auteurs des attentats et de viols. C’est à ceux-là qu’on a affaire”, a indiqué M. Zerhouni.
Commentant les derniers attentats commis à Alger, le ministre a rétorqué que “poser une bombe, c’est facile à faire” considérant que le recours par les groupes armés aux explosifs est “la preuve de leur faiblesse”. Il a appelé, dans ce cadre, les professionnels de la presse à “ne pas tomber dans le piège” des groupes armés, en médiatisant outre mesure leurs attentats. Interrogé sur la volonté de certains responsables du parti dissous de se présenter aux prochaines élections, M. Zerhouni a souligné que “la charte est claire. Elle dit que les responsables de la tragédie nationale sont exclus de la vie politique”. “Il y a une loi et le rôle du gouvernement et des autorités est de l’appliquer”, a-t-il affirmé.
Concernant les prochains rendez-vous électoraux, il a précisé que “les élections législatives auront lieu fin mai, juste avant la fin du mandat de l’actuelle Assemblée, et les élections locales en octobre”.
Au sujet de la date du référendum sur la révision de la Constitution, le “problème”, selon M. Zerhouni, “est de la situer, compte tenu des échéances” des législatives et des locales.
“Cela sera difficile de le (référendum) tenir avant la fin de l’année parce qu’il y a des délais concernant la convocation du corps électoral qui doit se faire 45 jours avant. Cela me paraît difficile avant le 31 décembre, mais bon ! On verra bien”, a-t-il conclu.

Hamid S.


publié par Hamid Saidani dans: Politique
Jeudi 12 Octobre 2006
La 24 (Samedi 14 Octobre 2006)
La porte-parole du PT évoque les privatisations, le chômage et l’action gouvernementale
Le réquisitoire de Louiza Hanoune

Par : Hamid Saïdani
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 Intervenant jeudi sur les ondes de la Chaîne II de la Radio nationale, Louisa Hanoune s’est attaquée à la politique économique du gouvernement, notamment dans ses volets privatisation, emploi et chômage. Mais parmi les membres du gouvernement que la patronne du Parti des travailleurs a vilipendés, c’est surtout Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements. “C’est un véritable pillage. Même ceux qui daignent payer le prix des entreprises reprises le font par échelonnement”, dénonce d’emblée Mme Hanoune en abordant la question de la privatisation des entreprises publiques. Se référant aux chiffres officiels, elle relève que les 396 entreprises privatisées n’ont rapporté au Trésor public que 14 milliards de DA. “Ce n’est même pas le prix d’une seule entreprise. Il faut arrêter cette hémorragie. Nous avons les moyens de rouvrir les entreprises fermées. Vous n’avez qu’à voir l’exemple vénézuélien”, ajoute Louisa Hanoune qui tonne haut et fort que “les chiffres de Temmar sont faux”. Elle s’en prend également à ce dernier lorsqu’il donne comme expérience réussie de la privatisation le cas de la Hongrie.
Un avis qu’elle ne partage pas avec le ministre des Participations puisque, d’après elle, l’expérience hongroise s’est soldée par un échec. S’en prenant au gouvernement de façon générale, elle considère qu’”on ne peut pas promettre aux citoyens de régler le problème du chômage, alors qu’on procède à la fermeture et au bradage des entreprises”. À ce propos, elle n’hésite pas à qualifier les chiffres officiels de “farfelus”.
Fidèle à son discours à propos du système économique en cours dans le pays et les réformes induites par le processus d’adhésion de l’Algérie à l’OMC et la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne, Louisa Hanoune dénonce “une déréglementation totale imposée et une économie sauvage et de bazar”. Pour elle, même la vraie économie de marché n’est pas contre une législation sociale claire qui protège les couches les plus vulnérables de la société.
Elle se satisfait toutefois des dernières mesures prises dans le cadre du dossier des salaires. “C’est important qu’on ait pris ces décisions contre l’avis du FMI, même si cela demeure insuffisant”, souligne-t-elle. Actualité oblige, l’invitée de la Chaîne II a notamment abordé les questions de la réconciliation nationale et de la révision de la Constitution.
Considérant, à ce propos, que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale “a ramené la paix dans le pays”, Louisa Hanoune s’est prononcée pour “le retour des exilés et l’exercice par tous les citoyens de leur droit à l’organisation politique”, car, explique-t-elle, “l’exclusion ramène la violence”.
Interrogée sur sa participation à l’élaboration du contrat de Rome, la responsable du PT déclare ne pas regretter d’avoir signé le document. “Si c’était à refaire dans les conditions qui ont prévalu dans le pays à l’époque, je le referais. À l’époque, j’étais prête à aller n’importe où dans le monde sauf en Israël pour arrêter l’effusion de sang dans le pays”, insiste-t-elle, se rappelant que “nous avons échappé de justesse à une vraie guerre civile”. Elle juge, cependant, que “le débat aujourd’hui n’est pas à la désignation des responsabilités, mais au dialogue entre Algériens pour résoudre les problèmes”. Pour ce qui est de la révision constitutionnelle envisagée, elle affirme qu’elle n’est pas en faveur d’un régime présidentiel, mais pour une Assemblée constituante.
La révision de la Constitution doit, d’après elle, “couronner toutes les actions entreprises pour le retour de la paix”, et elle implique “qu’il n’y ait pas de loi d’exception”.

Hamid Saïdani

publié par Hamid Saïdani dans: Politique
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