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Actualité (Mardi 03 Octobre 2006)
L’ambassadeur l’a évoqué avec ghoulamallah
Une école américaine à Alger en 2007
Par : Hamid Saïdani
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Le nouvel ambassadeur américain à Alger, Robert S. Ford, a exprimé, lors de l’audience qui lui a été accordée par le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Bouabdellah Ghoulamallah, le vœu d’ouvrir à Alger une école et un centre culturel américains, et ce, avant la fin de l’année prochaine. En sus, le diplomate américain a souhaité apporter une contribution au renforcement de l’action de la société civile et du mouvement associatif. C’est donc sous le signe de l’action que le nouvel ambassadeur US à Alger inscrit sa mission dans l’objectif de renouer le dialogue. Selon le communiqué du ministère des Affaires religieuses, M. Ford semble accorder une certaine importance à l’action culturelle de la représentation américaine, puisqu’il a exposé à son hôte les grandes lignes du programme qu’il compte mettre en œuvre durant sa présence en Algérie, ciblant principalement la presse, le mouvement associatif et les organisations des droits de l’Homme, de l’enfant et de la femme. Il a également proposé la contribution de l’ambassade à la restauration d’une ancienne mosquée. Le nouvel ambassadeur s’apprête à aller en visite dans les principaux édifices religieux de l’ouest du pays, alors qu’une importante délégation US représentant le gouvernement américain compte, selon M. Ford, se rendre en Algérie en novembre prochain pour “mieux connaître l’Algérie et élargir les champs de partenariat dans divers domaines”. Lors de cette audience, des thèmes comme le dialogue des civilisations et la pratique religieuse chrétienne ont aussi été au centre des discussions entre le ministre et le diplomate américain. M. Ghoulamallah a rappelé, à ce propos, à son invité que la loi promulguée récemment et tendant à réglementer la pratique religieuse autre que musulmane “est venue meubler un vide juridique et organisationnel dans ce domaine et non pour réduire la liberté de culte comme certains ont tenté de le faire croire”. Pour le ministre, le texte “tend à préserver l’ordre public qui concerne toutes les personnes présentes sur le sol algérien”. Dans son argumentaire, le ministre a rappelé la rencontre organisée par son département et au cours de laquelle des explications ont été données aux représentants des différentes églises chrétiennes présentes en Algérie. L’ambassadeur US a considéré l’Algérie comme un modèle en termes de liberté, de démocratie et de respect des religions. Il en veut pour preuve “l’existence de canaux de dialogue entre les religions musulmane et chrétienne”. Mais, le ministre n’a pas laissé passer cette occasion pour adresser de vives critiques au dernier rapport du Congrès américain à propos de la pratique religieuse en Algérie. Il a considéré les conclusions du rapport “non objectives exprimant une opinion et non une réalité”. H. S. |
publié par Hamid Saïdani dans: Politique